d’HisT. Nat. et de Chimie. 193mafle ni en poudre, mais il s’y unit lorfqueees deux corps font en contaét dans l’ctat devapeurs, d’après la découverte de M. le comtede Lauraguais. Son procédé confiée à mettredes fleurs de foufre dans une cucurbite de verre,à placer dans le même vaiffeau & fur les fleursde foufre un bocal plein d’efprit-de vin, & àchauffer la cucurbite au bain de fable, en yadaptant un chapiteau & un récipient. Le fou-fre fe volatilife en même-tems que l’efprit-de-vin ; ces deux fubflances fe combinent, & lefluide qui coule dans le récipient eff un peutrouble & répand une odeur fétide. Il contientenviron un grain de foufre par gros d’efprit-de-vin. J’ai découvert qu’on obtient la même com-binaifon en diflillant les eaux hépatifées, tellesque celle d’Enghien avec de l’efprit-de-vin.
L’efprit ardent n’a aucune aétion fur les ma-tières métalliques, ni fur leurs chaux. Il difloucen partie quelques bitumes, tels que le fuccin& l’ambre gris ; il ne touche point à ceux quifont noirs & charbonés, on obferve que lorf-qu’il a été diftillé fur les alkalis fixes, il s’unit-mieux à ces bitumes, & que ce fel, mêléavec ces derniers, les rend beaucoup plus diffo •lubies, en les mettant fans doute dans un étatfavonneux.
Il eft peu de matières végétales fur lefquelles
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