d’Hist. Nat. et de Chimie. 187des deux rectifications font de l’efprit ‘de nitredulcifié.
L’éther nitreux obtenu par tous ces différensprocédés, eft un fluide jaunâtre, auflî volatil& aufli évaporable que l’éther vitriolique ; fouodeur eft analogue à celle de ce dernier, quoi-qu’elle foit plus forte & moins fuave ; fa fa-veur eft chaude & plus défagtéable que cellede l’éther vitriolique. Il contient un'peu d’a-cide furabondant; il fait fauter le bouchondes flacons dans lefquels il eft renfermé, parcequ’il s’en dégage continuellement une grandequantité d’air ; il répand en brûlant une flammeplus brillante & une fumée plus épajiïe quel’éther vitriolique ; il laide aufli un charbonun peu plus abondant; enfin , il enlève commel’éther vitriolique l’or de fa diflolution, & ils’en charge d’une certaine quantité.
Le réfidu de l’éther nitreux eft d’une cou-leur jaune citrine ; fon odeur eft acide & aro-matique ; fa faveur eft piquante & imite celledu vinaigre diftillé. Si on le diftilîe, il donne,fuivant M. Baume, une liqueur claire, d’uneodeur plus fuave que celle de l’éther nitreux fd’un goût acide agréable, qui rougit le firopde violettes, s’unit à l’eau en toutes propor-tions , & fait effervefcence avec la craie depotafle. Il refte enfuite dans la cornue une ma-