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Tome Quatrieme (1786)
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tière jaune ambrée, friable, femblable à dufuccin, qui attire lhumidité de lair, &y devientpoifTeufe , qui fe diffout dans leau fans la ren-dre mucilagineufe. Cette fubftance , que M.Baumé appelle gummi-favonneufe, donne àla cornue quelques gouttes dune liqueur aci-dulée, très-claire, dune confiflance huileufe& dune légère odeur empyreumatique. Il relieaprès la diflillation un charbon fpongieux,bril-lant, fans faveur, très-fixe au feu. Bucquet ditque fi on fait évaporer la liqueur qui relie aprèsla formation de léther nitreux, elle prend laconfifiance dun mucilage, & quil sy formeau bout dun tems plus ou moins long des crif-taux falins, allez femblables à des chenilles ve-lues , auxquels on a donné le nom de crillauxdHiœrne, daprès celui du chimille qui les ale premier décrits ; depuis on a découvert quece réfidu elt de lacide du fucre : ce qui prouveque la bafe combullible qui forme cet acideefl contenue dans lefprit-de-vin.

Lacide muriatique na pas dadion fenfiblefur lefprit de-vin ; cet acide nell que dulcifiépar le fimple mélange de cette liqueur, commele font les deux autres mêlés en petite quantitéavec lefprit-de-vin. M.Baumé, dans fa diflTerta-tion fur léther , dit avoir obtenu un peu déthermarin, en faifant rencontrer lefprit de fel &