un tube recourbé à une bouteille vide. Cettedernière plonge à l’aide d’un fyphon dans uneautre bouteille qui contient trois livres d’efprit-de-vin le plus parfait. Le tout bien luté & lacornue pofée fur un bain de cendre, on jettefur le nitre, par la tubulure de ce dernier vaif-feau , trois livres d’huile de vitriol très-pure ;on ferine la cornue avec un bouchon de crif-tal ; on donne le feu jufqu’à l’ébullition, & onl’entretient dans cet état jufqu’à ce qu’il nepaffe plus de vapeurs. Dans cette expériencel’acide vitriolique dégage celui du nitre quipalTe en partie dans le ballon & en partie dansle fécond flacon. L’opération finie, le balloncontient de l’efprit de nitre fumant, la cornuedu vitriol de potafle, & le fécond flacon uneliqueur éthérée. On dîflille cette dernière dansune cornue avec un fimple ballon, & on neprend que les deux tiers du produit. On dif-tille ce produit avec un cinquième d’efprit denitre fumant, qu’on y verfe peu à peu à l’aided’un entonnoir de verre à longue tige ; onn’obtient que les deux tiers ; enfin, on reétifiece fécond produit fur du fel de tartre, on enretire d’abord quatre onces, puis les trois quartsdu relie. Les quatre onces font de l’éther ni-treux très-pur; les trois quarts du relie font uneliqueur minérale anodyne nitreufe. Les réfidus
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