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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
Seite
186
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un tube recourbé à une bouteille vide. Cettedernière plonge à laide dun fyphon dans uneautre bouteille qui contient trois livres defprit-de-vin le plus parfait. Le tout bien luté & lacornue pofée fur un bain de cendre, on jettefur le nitre, par la tubulure de ce dernier vaif-feau , trois livres dhuile de vitriol très-pure ;on ferine la cornue avec un bouchon de crif-tal ; on donne le feu jufquà lébullition, & onlentretient dans cet état jufquà ce quil nepaffe plus de vapeurs. Dans cette expériencelacide vitriolique dégage celui du nitre quipalTe en partie dans le ballon & en partie dansle fécond flacon. Lopération finie, le balloncontient de lefprit de nitre fumant, la cornuedu vitriol de potafle, & le fécond flacon uneliqueur éthérée. On dîflille cette dernière dansune cornue avec un fimple ballon, & on neprend que les deux tiers du produit. On dif-tille ce produit avec un cinquième defprit denitre fumant, quon y verfe peu à peu à laidedun entonnoir de verre à longue tige ; onnobtient que les deux tiers ; enfin, on reétifiece fécond produit fur du fel de tartre, on enretire dabord quatre onces, puis les trois quartsdu relie. Les quatre onces font de léther ni-treux très-pur; les trois quarts du relie font uneliqueur minérale anodyne nitreufe. Les réfidus