d’Hist. Nat. et de Chimie. 171réfidu, lorfqu’il efl bien déphlegmé. Plufieurschimiftes ont effayé de favoir x ce que donnel’efprit-de-vin en brûlant. Il fe font affinés quefa flamme n’eft accompagnée d’aucune fuie nid’aucune fumée, & qu’en recevant ce qui s’envolatilife, on n’obtient que de l’eau pure, in-frpide, inodore & abfolument dans l’état d’eaudillillée. Boerhaave penfoit d’après ce phéno-mène , que la flamme étoit due à l’eau, & cetteopinion efl confirmée par ce qu’on fait au-jourd’hui fur le gaz inflammable obtenu dela décompofition de l’eau, & par l’eau qu’onobtient en brûlant du gaz inflammable. M. La-voifier a découvert en brûlant de l’efprit-de-vindans une cheminée propre à en recueillir lesvapeurs, que l’on obtient plus d’eau que l’onn’emploie d’efprit ardent ; ce qui prouve quecette liqueur contient une grande quantité de gazinflammable ; d’un autre côté, M. Bertholleta remarqué que lorfqu’on fait brûler un mé-lange de cet efprit & d’eau, le fluide réfidu pré-cipite l’eau de chaux; cette expérience annonceque l’efprit ardent contient un peu de matièrecharbonneufe qui par fa combuflion ou fa com-binaifon avec l’oxigyne, forme de l’acide craieux.Les chimifles ont adopté différentes opinionsfur fa nature. Stahl, Boerhaave’, & plufieursautres ont regardé ce fluide comme compofé
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