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d’une huile très-tenue, d’un acide atténué, &d’eau. C’eft donc, fuivant cette opinion, uneforte de favon acide. D’autres, à la tête def-quels on doit placer Cartheufer & Maequer,penfent que l’efprit-de-vin eft formé de l’uniondu phlogiitique avec l’eau. On ne connoît pasencore bien la nature de cette liqueur.
L’efprit-de-vin expofé à l’air s’évapore à unetempérature de dix degrés ati-deflus de la gla-ce, & il ne laiffe aucune efpèce de réfidu, fice n’eft un peu d’eau , lorfqu’il n’eft pas très-déphlegmé. Cette évaporation à l’air elt d’au-tant plus rapide, que l’atmofphère elt plus chau-de ; elle produit un froid plus ou moins vif,fuivant fa rapidité ; à 6S degrés de chaleur au*deffius de o, l’efprit-de-vin eft fous forme defluide élaflique.
L’efprit-de-vin s’unit à l’eau en toutes pro-portions , & il y eft parfaitement diffioluble.Cette diflblution fe fait avec chaleur, & elleforme des efpèces d’eaux-de-vie d’autant plusfortes, que l’efprit-de-vin y eft en plus grandequantité. L’affinité de combinaifon entre cesdeux fluides eft fi forte, que l’eau eft capable,de féparer de l’efprit ardent plufieurs corps quilui font, unis, & que réciproquement l’efprit-de-vin décompofe la plupart des diflbliwionsfalines, & en précipite les fels. C’eft d’après,