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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
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172
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dune huile très-tenue, dun acide atténué, &deau. Ceft donc, fuivant cette opinion, uneforte de favon acide. Dautres, à la tête def-quels on doit placer Cartheufer & Maequer,penfent que lefprit-de-vin eft formé de luniondu phlogiitique avec leau. On ne connoît pasencore bien la nature de cette liqueur.

Lefprit-de-vin expofé à lair sévapore à unetempérature de dix degrés ati-deflus de la gla-ce, & il ne laiffe aucune efpèce de réfidu, fice neft un peu deau , lorfquil neft pas très-déphlegmé. Cette évaporation à lair elt dau-tant plus rapide, que latmofphère elt plus chau-de ; elle produit un froid plus ou moins vif,fuivant fa rapidité ; à 6S degrés de chaleur au*deffius de o, lefprit-de-vin eft fous forme defluide élaflique.

Lefprit-de-vin sunit à leau en toutes pro-portions , & il y eft parfaitement diffioluble.Cette diflblution fe fait avec chaleur, & elleforme des efpèces deaux-de-vie dautant plusfortes, que lefprit-de-vin y eft en plus grandequantité. Laffinité de combinaifon entre cesdeux fluides eft fi forte, que leau eft capable,de féparer de lefprit ardent plufieurs corps quilui font, unis, & que réciproquement lefprit-de-vin décompofe la plupart des diflbliwionsfalines, & en précipite les fels. Ceft daprès,