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ment, ainfi que les réfultats que l’efprit-de-vinmélé avec différentes quantités d’eau a donnés;ce qui peut fervir à faire reconnoître par coin-paraifon l’efprit-de-vin qu’on examine au pèfe-liqueur.
L’efprit ardent pur obtenu par le procédéque nous venons de décrire, eft un fluidetranfparent, très-mobile, très-léger, qui pèfefix gros quarante-huit grains, dans une bou-teille qui tient une once d’eau diflillée. Sonodeur eft pénétrante & agréable ; fa faveur eftvive & chaude. Il eft extrêmement volatil. Lors-qu’on le chauffe même légèrement dans desvaiffeaux fermés, il s’élève & paffe fans alté-ration dans les vécipiens; il fe concentre parce moyen, & il fe fépare du peu d’eau qu’ilpourroit contenir. C’eft pour cela que les pre-mières portions font les plus fuaves, les plusvolatiles & les plus pures. On croyoit autre-fois que , lorfqu’on diftille de l’efprit-de-vin,il fe dégageoit toujours une grande quantitéd’air ; on fait aujourd’hui que c’eft la partiefpiritueufe qui fe fépare de l’eau, & qui fevolatilife dans l’état de gaz.
Lorfqu’on chauffe l’efprit ardent avec le con-ta# de l’air, il s’allume bientôt & préfente uneflamme légère, blanche dans le milieu, & bleuefur fes bords , il brûle ainfi fans lailfer aucun