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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
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170
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17° E L É M E N S

ment, ainfi que les réfultats que lefprit-de-vinmélé avec différentes quantités deau a donnés;ce qui peut fervir à faire reconnoître par coin-paraifon lefprit-de-vin quon examine au pèfe-liqueur.

Lefprit ardent pur obtenu par le procédéque nous venons de décrire, eft un fluidetranfparent, très-mobile, très-léger, qui pèfefix gros quarante-huit grains, dans une bou-teille qui tient une once deau diflillée. Sonodeur eft pénétrante & agréable ; fa faveur eftvive & chaude. Il eft extrêmement volatil. Lors-quon le chauffe même légèrement dans desvaiffeaux fermés, il sélève & paffe fans alté-ration dans les vécipiens; il fe concentre parce moyen, & il fe fépare du peu deau quilpourroit contenir. Ceft pour cela que les pre-mières portions font les plus fuaves, les plusvolatiles & les plus pures. On croyoit autre-fois que , lorfquon diftille de lefprit-de-vin,il fe dégageoit toujours une grande quantitédair ; on fait aujourdhui que ceft la partiefpiritueufe qui fe fépare de leau, & qui fevolatilife dans létat de gaz.

Lorfquon chauffe lefprit ardent avec le con-ta# de lair, il sallume bientôt & préfente uneflamme légère, blanche dans le milieu, & bleuefur fes bords , il brûle ainfi fans lailfer aucun