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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
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169
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dHist. Nat. et de Chimie. i6$le juge très-bon. Mais cette épreuve eft fau-tive & trompeufe, car en mettant beaucoupdu meilleur elprit-de-vin fur peu de poudre,leau quil fournit dans fa combuftion, hume étéla poudre, & elle ne sallumera pas, tandisquon -pourra lenflammer en faifant brûler à fafurface une très-petite quantité defprit-de-vinphlegmatique. Ce moyen neft donc pas plussûr que le premier. Boerhaave a donné un très-bon ^procédé pour connoître la pureté de cefluide; il confifle à jeter dans lefprit-de-vindu fel fixe de tartre bien fec en poudre. Ilsunit à leau furabondante de lefprit-de-vin,& il forme un fluide plus pefant & plus coloréque lefprit ardent, & qui ne fe mêle pointavec ce dernier qui le fumage. Enfin, M. Bau-, fondé fur ce que lefprit-de-vin eft dau-tant plus léger que leau, quil eft plus pur,a imaginé un aréomètre, à laide duquel onpeut déterminer dune manière exacte le degréde pureté de ce fluide & de toutes les liqueursfpiritueufes. Cet inllrument plongé dans lefprit-de-vin, sy enfonce dautant plus que ce fluideeft plus pur. Il seft alluré par des expériencesbien faites, que lefprit-de-vin le plus pur &le plus reétifîé donne trente-huit degrés à fonaréomètre. On peut voir dans fes Elémens dePharmacie, la manière de conftruire cet inflru-