d’Hist. Nat. et de Chimie. i6$le juge très-bon. Mais cette épreuve eft fau-tive & trompeufe, car en mettant beaucoupdu meilleur elprit-de-vin fur peu de poudre,l’eau qu’il fournit dans fa combuftion, hume étéla poudre, & elle ne s’allumera pas, tandisqu’on -pourra l’enflammer en faifant brûler à fafurface une très-petite quantité d’efprit-de-vinphlegmatique. Ce moyen n’eft donc pas plussûr que le premier. Boerhaave a donné un très-bon ^procédé pour connoître la pureté de cefluide; il confifle à jeter dans l’efprit-de-vindu fel fixe de tartre bien fec en poudre. Ils’unit à l’eau furabondante de l’efprit-de-vin,& il forme un fluide plus pefant & plus coloréque l’efprit ardent, & qui ne fe mêle pointavec ce dernier qui le fumage. Enfin, M. Bau-mé, fondé fur ce que l’efprit-de-vin eft d’au-tant plus léger que l’eau, qu’il eft plus pur,a imaginé un aréomètre, à l’aide duquel onpeut déterminer d’une manière exacte le degréde pureté de ce fluide & de toutes les liqueursfpiritueufes. Cet inllrument plongé dans l’efprit-de-vin, s’y enfonce d’autant plus que ce fluideeft plus pur. Il s’eft alluré par des expériencesbien faites, que l’efprit-de-vin le plus pur &le plus reétifîé donne trente-huit degrés à fonaréomètre. On peut voir dans fes Elémens dePharmacie, la manière de conftruire cet inflru-
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