d’H is t. Nat. et de Chimie. i6£de-vie ell la liqueur d’où on extrait l’efprit ar-dent , comme nous le verrons plus bas. Aprèsavoir fourni l’eau-de-vie, le vin eft d’une cou-leur foncée , d’un goût acide & auflère ; il efltrouble, & on y obferve une grande quantitéde eriflaux falins qui ne font que du tartre. Cefluide efl alors tout-à-fait décompofé, & onne peut plus lui donner les premières proprié-tés , en combinant le produit fpkitueux qu’onen a obtenu avec le réfidu qu’il a fourni. Cetteanalyfe efl donc compliquée. Si on évapore leréfidu du vin d’où on a retiré l’eau-de-vie, ilprend la forme & la confiflan.ee d’un extrait.On peut en féparer la partie colorante avec l’ef-prit-de-vin , qui ne touche point au tartre. 0Cette efpèce de teinture n’efl point précipitéepar l’eau ; en l’évaporant à ficcité, Je réfidus’enflamme facilement, & efl dilToluble dansl’eau; c’eft une véritable fubflance réfino-extrac-tive que l’efprit ardent formé par la fermen-tation a enlevée de la pellicule des raifins. Onvoit d’après cette analyfe, que le vin efl vé-ritablement compofé- d’eau, d’eCprit ardent,de tartre, & d’une matière colorante. NousconnoiflTons la nature & les propriétés de deuxde ces fubflances, de l’eau & de l’extrait co-lorant, il ne nous refte plus qu’à examiner cel-les de î’efprit ardent & du tartre.
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