E L É M E N S
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dernier en faifant digérer pendant plufieurs joursdeux onces d’opium coupé par tranches, uneonce de fafran, un gros‘de candie & de clousde girofle concaffé dans une livre de vin d’Ef-pagne. Ce médicament efl un très-bon calmantà la dofe de quelques gouttes, fur-toutlorfqu’oncraint que l’opium n’affoiblifle le malade, oun’arrête queîqu’évacuation utile.
Pour décompofer le vin & en féparer les dif-férens principes, on fe fert ordinairement del’aâion du feu. On diftilîe cette liqueur dansun alambic de cuivre étamé, auquel on adapteun récipient ; on obtient, dès que le vin bout,un fluide blanc légèrement opaque & laiteux,d’une faveur piquante & chaude, d’une odeurforte & fuave •, on continue à recevoir ce flui-de jufqu’à ce que les vapeurs qui s’en élèventceflent de s’enflammer à l’approche d’une lu-mière. Ce produit eft ce qu’on appelle eau-de-vie ; c’efl un compofé d’eau, d’efprit ardent& d’une petite quantité d’huile qui lui ôte fatranfparence pendant qu’elle diflille , & qui lacolore en jaune par la fuite. On ne doit pointattribuer'la couleur des vieilles eaux-de-vie ducommerce, à cette efpèce d’huile feule qui pafleavec elle dans la diflillation, mais bien à lamatière extraélive du bois qu’elle a difloute dansJes tonneaux qui ont fervi à la contenir. L’eau.