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propriété de former du vin; on en pourroitfaire de même avec la plupart des autres fe-mences graminées.
Tous ces faits démontrent que la matière fu*crée eft le feul principe des végétaux, qui foitfufceptible de paffer à la fermentation fpiri-tueufe, & que l’eau eft néceflaire pour laproduction de ce mouvement inteftin. M. La-voifier penfe que ce fluide eft décompofé danscette opération ; l’oxigyne fe porte fur la ma-tière charboneufe du fucre & forme l’acidecraieux ou charboneux- qui fe dégag"e pendantcette fermentation, tandis que la bafe du gazinflammable s’unit à l’huile du corps fucré, &forme une fubftance combuftible très-légère,très-divifée , qui contient beaucoup moins dematière charboneufe que le fucre entier, quieft beaucoup plus inflammable que lui, & quiconftitue l’efprit ardent.
Le produit de toutes ces fubftances fermen-tées , eft une liqueur particulière plus ou moinscolorée, d’une odeur aromatique, d’une faveurpiquante & chaude, qui ranime le jeu des fibresaffoiblies, lorfqu’on la prend à petite dofe,& qui enivre lorfqu’on en boit trop ; c’eft ceque tout le monde connoît fous le nom de vin.
Le vin deraifin que nous prendrons pour exem-ple , eft un compofé d’une grande quantité d’eau,
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