d’Hist. Nat. et de Chimie, iôt
\j°. Le fucre diffous dans l’eau fermentefacilement; on tire de cette efpèce de vin uneeau-de-vie nommée taffia , rhum, guildive , &c.
6°. Les femences des graminées, & fpéciale-rnent l’orge, fourniflent une efpèce de vin ap-pelé bierre. L’ar du braffeur confifte dans lesprocédés fuivans. On fait tremper l’orge pen-dant trente ou quarante heures dans l’eau pourle ramollir ; on laiffe germer cet orge mis entas ; on le sèche à la touraille ou fourneau ter*miné par une tremie fur laquelle on l’étend ;ou le crible enfuite pour en féparer les germesappellés tour aillons ; on le moud en une fa-rine nommée malt; on délaye cette farine dansla cuve matière avec de l’eau chaude qui dif*fout le mucilage ; on nomme cette eau, pre*mier métier ; on la reverfe de nouveau fur lemalt, après l’avoir fait chauffer, & elle formele» fécond métier ; on la fait cuire 8c on lamet à fermenter avec du houblon & de lalevure, dans une cuve nommée guilloïre; quandla fermentation eft appaifée, on l’agite ou onbat la guilloire; on tire la bierre dans des ton-neaux; la fermentation fecondaire en élève uneécume nommée levûre, qui fert à exciter lafermentation de la décodion d’orge dans lacuve guilloire. La germination développe dansl’orge une matière fucrée, à laquelle il doit laTome IV. L