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d’Hist. Nat. et de Chimie, iyp
doit être ni trop fluide, ni trop épais ; dans lepremier cas, on l’épaifTit par la cuiffon; dansle fécond, on le délaye avec de l’eau. Lorf-que le vin eft fait, on le foudre & on le metdans des tonneaux qu’on ne bouche pas. Iléprouve une fécondé fermentation infenfiblequi en combine plus intimement les principes ;il s’en précipite une lie fine & un fel connufous le nomde tartre, que nous examineronsplus bas. Pour le conferver, on le foufre ouon lemute, en faifant brûler dans le tonneau oùil eft contenu, des linges imprégnés de foufre.
Il eft encore important de connoître les dif-férens vins. La France en produit un grandnombre d’excellens. Ceux de Bourgogne fontles meilleurs de tous pour l’ufage journalier.Leurs principes font parfaitement combinés,& il n’y en a aucun qui domine. Les vins del’Orléannois ont des qualités aflez femblables àceux de Bourgogne , . lorfque le tems a diflîpéun peu de leur verdeur, & a enchaîné l’efpritardent qui y eft excédent. Les vins rouges deChampagne font très-bons & très-délicats. Levin blanc non moulfeux de ce pays vaut beau-coup mieux que le vin mouffeux, dont le goûtpiquant & aigrelet, ainfi que la propriété demoufter, dépendent de l’acide craieux qui y'apour ainfi dire été renfermé lorfqu’on l’a mis