If6 E L M E N S
trop fluide ne fermente pas plus qu’un fuc tropépais.
3°. Une chaleur de dix à quinze degrés authermomètre de Réaumur.
4°. Une grande mafle , dans laquelle il puifles’exciter un mouvement rapide.
Lorfque les quatre conditions que nous ve-nons d’indiquer font réunies, alors la fermen-tation fpiritueufe s’établit, & on la reconnoît àdes phénomènes conflans qui la caraétérifent.Voici ce que l’obfervation a appris fur cetobjet.
i°. Il s’excite dans la liqueur un mouvementqui va en augmentant jufqu’à ce que la fer-mentation foit bien établie.
2 °. Le volume du mélange eft bientôt aug-menté , & cette augmentation fuit la progrefliondu mouvement.
3°. La tranfparence de la liqueur eft troubléepar des filamens opaques qui font agités & por-tés dans tous les points de ce fluide.
4°. Il fe produit une chaleur qui va jufqu’àdix-huit degrés fuivant M. l’abbé Rozier.
y 0 . Les parties folides mêlées à la liqueurs’élèvent & la furnagent à caufe du fluide élaf-tique qui s’y développe.
6°. Il fe dégage une grande quantité de gazacide craieux, Ce gaz forme au-deffus des eu-
1