E L è M E N S
fifté fur celte importante vérité, dont l’applica-tion aux phénomènes des êtres organifés, ellGngulièrement utile au médecin.
Il y a pluGeurs cïrconftances néceflaires àtoute efpèce de fermentation. Telles font :
i°. Un certain degré de fluidité ; en effet, desfubflances sèches n’éprouvent aucune efpèce defermentation.
2.°. Une chaleur plus ou moins forte. Lesdegrés de chaleur varient pour chaque efpècede fermentation ; mais *le froid les arrêtetoutes.
3°. Le contaél de l’air. C’efl pour cela queles corps fe confervent très-bien & fans aucunealtération dans le vide.
Les chimifles ont diflingué, d’après Boer-haave, trois efpèces de fermentations ; la fpiri-tueufe, qui fournit de l’efprit ardent; la fer-mentation acéteufe, qui donne le vinaigre oul’acide ; la fermentation putride ou la putréfac-tion , qui produit de l’alkali volatil. Il fautobferver qu’il y a pluGeurs mouvemens fermen-tatifs, qui femblent ne point appartenir à cestrois efpèces; telles font peut-être la fermenta-tion panaire, celle des mucilages fades, cellequi développe des parties colorantes, &c. Ona cru que les fermentations fe fuivoient tou-jours dans l’ordre que nous venons d’énoncer ;