d’Hist. Nat. et de Chimie. i 2 ÿ
CHAPITRE XV II.
De Vanalyfe des Plantes à feu nu.
Apbès avoir examiné toutes les matièresqu’on peut retirer des végétaux par des moyens{impies & incapables de les altérer; après avoirregardé ces matières comme les principes im-médiats de ces corps organifés, il eft nécef-faire de confidérer quelles font les altérationsqu’ils peuvent éprouver de la part du feu.
Les anciens chimitles.ne connoiffbient guèreque cette forte d’analyfe fur les végétaux ; 8ctoutes leurs recherches fur la nature dë ces eues,confiftoient à déterminer combien d’efprit,d’huile & de fel volatil ils donnoient à la cor-nue. Aujourd’hui l’on n’a plus de confiance dansce moyen; on fait que prefque toutes les plan-tes donnent, à peu de c'nofes près, les mêmesproduits, & la diftillation d’un très-grand nom-bre de végétaux différens faite par dés chimif-tes d’ailleurs fort eftimables & fort in (fruits, n’afervi qu’à nous détromper fur cette analyfe. Eneffet, comment concevroit-on que l’action dufeu, qui s’exerce fur tous les principes difié-rens contenus dans un végétal, tels que l’ex-
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