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E L é M E N S
4. 0 . Il y a quelques parties colorantes diffa-lubles dans les huiles. L’orcanette ou la racinerouge d’une efpcce de buglofe, communiquefa couleur à l’huile. L’efprit-de-vin en diffou.tau(Ti plufieurs; les fécules vertes s’y dilfolventainfi que dans l’huile. Il efl: aifé de concevoirqu’on ne fait point ufage de ces couleurs dansla teinture, parce qu’il efl impofîible d’y em-ployer les fubftancesntceflaires pour les extraire.
Telles font les principales connoiflances ac-quifes fur les couleurs végétales. Il en refaiteque tous les principes immédiats des végétauxpeuvent être la bafe de ces parties colorantes ;puifqu’on en trouve de favonneufes, de réfineu-fes, d'extractives. Quelques-unes même femblentêtre de la nature des huiles graffes, puifqu’el-les ne font folubîes , ni dans l’eau , ni dansl’efprit-de-vin , tandis qu’elles fe diflolvent très-bien dans les alkaüs. Enfin, il en efl quelques-unes analogues à la partie glutineufe, fuivantRouelle.
Il y a tout lieu de croire que des recherchesfuivies fur cet objet , feront découvrir plu-fieurs autres propriétés dans ces matières quifont très-abondantes dans les végétaux, & qu’el-les contribueront aux progrès de la teinture,l’un des arts auxquels la chimie efl capable derendre les plus grands fervices.
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