d’Hist. Nat. et de Chimie. 127poudre , pour faire le rouge des dames.
c. L’orfeille eft une pâte qui fe prépare avecdes moufles 3c des lichens qu’on fait macérerdans de l’urine avec de la chaux ; cette der-nière dégage l’alkali volatil, qui développe la-couleur rouge. L’orfeille délayée dans de l’eau,donne une teinture fans autre apprêt ; les al-kalis en tirent une couleur violette ; mais elleefl de faux teint ; elle s’altère à l’air, & lesacides la jauniiïent.
d. L’indigo, dont le bleu efl foncé violet,
& comme cuivreux , efl une fécule que l’onprépare à Saint Domingue, & dans toutes lesAntilles, &c. en faifant macérer dans des au-ges de pierres remplies d’eau, les tiges de l’in-digotier ou anillo. L’eau devient bleue ; on labat fortement, & la fécule fe précipite. L’in-digo féparé de l’eau, eft mis dans des chauffesde toile pour le laifler égoutter; on le faitenfuite fécher dans de petites caifles de bois,& on le cafte en morceaux quand il eft fec.On le regarde comme bon quand il flotte furl’eau, 3c lorfqu’il brûle entièrement fur une pellerouge. On en extrait la partie colorante parles alkalis, & on l’applique aux matières quel’on veut teindre, fans avoir befoin d’aucuneefpèce d’apprêt ; on ne peut les aviver par lesacides qui en altéreroient la couleur.