a. Le rocou , efpèce de fécule qu’on retire,par la macération , des femences de Vurucu ,putréfiées dans l’eau. Cette fécule fe dépofependant la putréfadion ; elle eft d’abord rouge,& elle devient briquetée par le laps du tems.On délaie cette pâte dans l’eau avec l’alkali descendres gravelées que nous connoîtrons bien-tôt, & on plonge les matières à teindre dansce bain. Il s’y dépofe fans mordant une cou-leur jaune dorée ou orangée allez belle.
b. La fleur de carthame ou de fafran bâ-tard , donne une couleur rouge trcs-belle parle même procédé. Cette fleur contient deuxparties colorantes diflindes j l’une purementextradive & difloluble dans l’eau ; l’autre ré-fineufe. Pour obtenir cette dernière, il faut re-tirer d’abord ce que le carthame contient dedifloluble dans l’eau par des lavages exads; en-fuite on la mêle avec des cendres graveléesou de la foude ; on leflîve ce mélange , & ilfert ainfi à la teinture. Mais comme l’alkali enaltère 8c en ternit la couleur, on trempe lamatière teinte dans l’eau rendue acide par lefuc de citron : cet acide s’empare de l’alkali,8: laifle la partie colorante qu’il avive 8c faitpaffer au rouge. C’eft par un procédé analogueque l’on retire du carthame une fécule colo-rée qu’on mêle avec la craie de Briançon en