d’Hist. Nat. et de Chimie. 117queufe qui fe précipite avec lui dans le pre-mier lavage. L’amidon confidéré chimique-ment elt un mucilage d’une nature particulière.Ce mucilage, qui a été regardé fauffementcomme une terre par quelques Chimiftes, dif-fère beaucoup de la partie glutineufe. Il brûlefans répandre une odeur empyreumatiquecomme cette dernière. Diflillé à feu nu, ildonne un phlegme acide d’une couleur brune,& une huile empyreumatique très-épaiffe furla fin de la diflillation. Son charbon s’incinèreallez facilement, & on trouve de l’alkali fixedans fes cendres.
L’amidon n’eft pas foluble dans l’eau froide ;mais lorlqu’on le fait bouillir dans l’eau , ilforme avec ce fluide de la colle , ou plutôtde l’empois. Ce dernier expofé à l’air humide,perd peu à peu fa confiftance , fermente, paffeà l’aigre & fe couvre de moifilfure.
L’acide nitreux donne de l’acide du fucreavec cette fécule , qui ell parfaitement fembla-bi ' à celles dont nous avons parlé dans le cha-pitre précédent.
Comme l’amidon forme la plus grande partiede da farine , on ne peut douter qu’il ne foitla principale fubflance alimentaire contenuedans la farine &. dans le pain.