d’Hisï. Nat* et de Chimie, itt
cfl compofée. Pour faire cette forte d’analyfevraie, on forme une pâte avec de la farine 6cde l’eau; on malaxe cette pâte au-deffusd’uneterrine, & fous un robinet qui laiffe couler unfilet d’eau ; ce fluide tombant fur la pâte, enenlève une poudre blanche très-fine qui la rendlaiteufe ; on continue de la manier ainfî jufqu’àce que l’eau qui la lave coule claire dans laterrine. Alors la farine fe trouve naturellementféparée en trois fubftances : une matière grife& élaflique qui relie dans la main, qui a été ap-pelée partie gludneufe , 0*1 végéto - animale àcaufe de fes propriétés; une poudre blanchedépofée par l’eau, c’eft la fécule ou Vamidon $& une matière tenue en dilfolution dans l’eauqui paroît être une forte d’extrait muqueux .Paffons à l’examen des propriétés de chacune deces trois fubfiances.
§. I. De la partie glutineufe du froment .
La partie glutineufe eft une matière tenace»dudile, élaflique, d’un gris blanchâtre. Lors-qu'on la tire, elle s’étend environ vingt fois plusqu’elle ne l’étoit, 6c elle paroît compofée defibres ou de filets pofés à côté les uns des au-tres , fuivant la diredion dans laquelle elle a ététirée. Si l’effort qui l’étend ceffe, elle reprend