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les a fait fécher. Ces grains fe ramolliffent 8cdeviennent tranfparens dans l’eau bouillante. Onen forme avec le lait ou le bouillon, une fortede potage léger & allez agréable , qu’on a fortrecommandé dans la phtifie.
5 "°. Le falep, falop , falab, &c. ell la racined’une efpèce d’orchis, préparée par les orien-taux. Ils choififfent les bulbes les plus belles decette plante , ils les pèlent, ils les font tremperdans l’eau froide & cuire dans l’eau bouillan-te ; enfuite on les enfile lorfqu’elles font bienégouttées, & on les fait fécher à l’air. M. JeanMoult a donné un autre procédé pour prépa-rer le falep, que l’on peut faire avec toutesles efpèces d’orchis. On frotte les racines à fecou dans l’eau avec une broffe pour enlever lapellicule extérieure, & on les fait enfuite fé-eher au four; elles y deviennent très-dures 8ctrès-tranfparentes. Cependant on peut les ré-duire très-facilement en poudre ; & cette pou-dre délayée dans de Peau chaude, forme unegelée nourriffante dont la vertu a été vantéepar Geoffroy, pour toutes les maladies qui dé-pendent de l’âcreté de la lymphe , 8c notam-ment dans la phtifie & la dilïenterie bilieufe*