d’Hist. Nat. et de Chimie. 107dans une badine, & en l’agitant de tems en teins,elle prend, en fe defféchant , 1 a forme de grains,que l’on appelle couac . Il fe précipite du fueexprimé une fécule très-fine & très-douce, nom*niée moujfache , qu’on emploie pour faire de$pâtifleries.
4 0 . Le fagou eft une fécule sèche, réduite engrains par l’aétion du feu, qui nous vient desifles Moluques, de Java, des Philippines. Onle retire d’une efpèce de palmier, appelé lan-dau dans les Moluques. Le tronc de cet arbrecontient une moelle douce que les habitans re-tirent après l’avoir fendu dans fa longueur. Ilsécrafent cette moelle, ils la mettent dans uneefpèce de cône ou d’entonnoir fait d’écorcad’arbre, afTujetti fur un tamis de crin ; ils ladélaient avec beaucoup d’eau ; ce fluide entraînepar les trous du tamis la portion la plus fine 8c,la plus blanche de la moelle , la portion fibreu*fe relie fur le tamis. L’eau chargée de la par-tie la plus atténuée de cette moelle eft reçuedans des pots , 8c elle y dépofe peu à peu lafécule qui en troubloit la tranfparence. On dé-cante l’eau éclaircie , & on pafle le dépôt àtravers des platines perforées qui lui donnentla forme de petits grains que l’on connoît aufagou ; la couleur rouflè qu’ils offrent à leurfurface eft due à Faction du feu fur lequel on
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