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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
Seite
106
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loS E L É M E N S

& il la laifiTe dépofer par le repos ; on décanteleau, on fait fécher la fécule à une chaleurdouce ; elhF efl alors en poudre extrêmementfine, très-blanche & très-légère. Pour en pré-parer de grandes quantités , on a imaginé desmoulins particuliers ou des efpèces de râpestournant dans des cylindres, dont on fe fertavec beaucoup davantages.

3°. Les américains extraient de la racine duneplante très-âcre, nommée manioc, une féculenourrüTante très-douce, quils appellent cajjave «Ils dépouillent cette racine de fa peau, ils larâpent & ils la mettent dans un fac de jonc faiten forme de cône & dun tiflii très-lâche, quilsfufpendent à un bâton pofé fur deux fourchesde bois. Ils attachent à lextrémité de ce facun vaifleau très-pefant, qui, par fon poids,exprime la racine & reçoit le fuc qui en»coule. Ce dernier efl un poifon très-âcre & très-dangereux. Lorfque la fécule efl bien expri»mée & privée de tout le fuc quelle contenoit»on lexpofe à la fumée pour la defTécher, & onla pafTe au tamis ; elle forme alors la cafîàve.On étend cette farine fur une palette de ferchaude pour la cuire , & on la retourne afin dedonner à fes deux furfacesla couleur jaune rouLfâtre qui en annonce la cuififon; on la nomme,dans cet état pain de çaiïave. En la chauffant