S<5 Elémens
ment çn médecine. On s’en fert dans fon étatnaturel ou combinée avec l’alkali fixe. Cettecombinaifon eft nommée favon de Starkey. Pourle préparer, le difpenfaire de Paris prefcrit deverfer fur une demi-livre de nitre fixé par letartre & encore chaud , quatre onces d’huileeiïentielle de térébenthine; d’agiter ce mélangeavec une fpatule d’ivoire, 8c de couvrir levaifleau d’un papier ; on ajoute peu à peu del’huile jufqu’à ce que le tout forme une malleblanche. Comme ce procédé dure plufieurs mois,les chimifles ont cherché des moyens de fairece favon d’une manière plus expéditive. Rouellesen triturant goutte à goutte l’alkaîi avec lefavon, & ajoutant un peu d’eau fur la fin , pré-parait en trois heures une quantité aiïez con-fidérable de ce favon. M. Baumé confeille debroyer fur un porphyre une partie d’alkali detartre deiïeché jufqu’à entrer en fufion,& d’yajouter peu à peu deux ou trois fois fon poidsd’huile effentielle de térébenthine. Lorfque le ,mélange a acquis la confiflance d’un opiat mou,on le met dans une cucurbite de verre cou-verte d’un papier , 8c expofce dans un lieuhumide. En quinze jours l’aîkaii déliquefcent° fait une couche particulière de liqueur au fonddu. vafe; le favon efl dans le milieu, & uneportion d’huile qui a pris une couleur rouge