Ê LÉ ME N s-
effentielles. L’eau & l’efprit-de vin, en enlevantcet acide développé , leur ôtent leur faveurforte, mais ne les rappellent jamais à leurpre*mier état. M. Berthollet a découvert qu’en ex*pofant des huiles grafles à l’air, en furface très-mince fur l’eau , elles s’épaifliiïent & devien-nent allez femblables à de la cire. II paroîtque cela efl dû à l’abforption de la bafe de l’airvital.
Elles donnent à la diflilîatîon un phlegmeacide d’une odeur piquante, de l’huile légère,une huile épaiiïe, une grande quantité de gazinflammable, mêlé d’acide craieux. Leur char*bon efl très-peu abondant. En rediflillant cesproduits, on obtient du phlegme & de l’huilede plus en plus légère. Cette huile efl connuefous le nom d’huile des philofophes; les alchi-mifles la préparoient en diflillant à plufieursreprifes une huile grade dont ils avoient impré-gné une brique. On ne fait point exaélementjufqu’où peut aller cette décompofition, quoi-qu’on ait dit qu’on pouvoir réduire une huilegrade en principe inflammable libre, en phleg-me acide, en air & en terre.
L’eau n-altère point à froid les huiles grades,elle les purifie en leur enlevant une partie deleur mucilage, qui fe précipite aufli pendantjeur combuflion, & auquel elles doivent leur