*
$2 E L é M E N S
Les chimiftes ont penfé qu'il exiftott un prin-cipe huileux fimple, ainii qu’un fel primitif. Ceprincipe huileux combiné avec différentes fubf-tances, & modifié par ces combinaifons, conf-titue, fuivant eux, les diverfes efpèces d’huilesque l’on obtient dans l’analyfe des végétaux.On donnoit pour caraélère à cette huile fimple& primitive une grande fluidité , beaucoup devolatilité , point de couleur, point d’odeur-,elle bruloit avec flamme & fumée ; elle ne s’u-nüToit point à l’eau ; on la croyoit formée d’eau& d’un acide uni à une terre & au phlogiftique.Il eft certain que les huiles dans leur décompo-fition donnent toujours une petite quantité d’a-cide & beaucoup de gaz inflammable; la terren’en fait que la plus petite partie, puifqu’ellesne lai fient que très-peu de réfidu fixe & char-bonneux. Cette idée fur le principe huileuxne doit être regardée que comme une hypo-thcfe.
Les huiles ne font jamais formées que par lesêtres organiques, & tous lescorps qui préfententleurs caradères dans le règne minéral , doi-vent leur origine à l’adion de la vie végétaleou animale. Il eft même très-vraifemblableque les végétaux font les fculs dans lefquelselles fe forment, & qu’elles patient fans alté-ration de ces êtres dans les animaux.