d’Hist. Nat. et de Chimie. ^
trois autres chaudières ; on lui donne alors lenom de firop. On le fait enfuite bouillir denouveau à gros bouillons avec de la chaux &de l’alun : quand il eft aftez cuit, on le verfedans une badine nommée rafraîchïjjoir ,• lorf-qu’il eft refroidi au point qu’on puilîe y tenirle doigt, on le jette dans des barriques poféesfur des citernes, & dont le fond eft percé deplnfieurs trous bouchés avec des cannes. Lefirop fe prend en mafle foüde dans les barri-ques , une portion s’écoule dans la citerne. Lefucre ainfi rendu concret, eft jaune & gras ;on l’appelle mofcouadc. On le raffine dans lesides, en le faifant cuire & en le veriant dansdes cônes de terre renverles, qu’on appelleformes. Le fucre, qui ne peut pas devenir con-cret , coule par le trou des formes dans unpot placé au-dedous. On le nomme gros firop.On enlève la bafe des pains de fucre, on metà fa place du fucre blanc en poudre, que l’ontape bien : on recouvre le tout avec de l’ar-gile détrempée & claire. L’eau de l’argile fefiltre à travers le fucre, & entraîne une por»tion d’eau-mère du fucre qui s’écoule par letrou des formes, & eft reçue dans de nou-veaux pots. On la nomme firop fin , parcequ’elle eft plus pure que le premier. On remetune fécondé couche d’argile lorfque la pre-
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