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Tome Quatrieme (1786)
Entstehung
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dHist. Nat. et de Chimie. ^

trois autres chaudières ; on lui donne alors lenom de firop. On le fait enfuite bouillir denouveau à gros bouillons avec de la chaux &de lalun : quand il eft aftez cuit, on le verfedans une badine nommée rafraîchïjjoir , lorf-quil eft refroidi au point quon puilîe y tenirle doigt, on le jette dans des barriques poféesfur des citernes, & dont le fond eft percé deplnfieurs trous bouchés avec des cannes. Lefirop fe prend en mafle foüde dans les barri-ques , une portion sécoule dans la citerne. Lefucre ainfi rendu concret, eft jaune & gras ;on lappelle mofcouadc. On le raffine dans lesides, en le faifant cuire & en le veriant dansdes cônes de terre renverles, quon appelleformes. Le fucre, qui ne peut pas devenir con-cret , coule par le trou des formes dans unpot placé au-dedous. On le nomme gros firop.On enlève la bafe des pains de fucre, on metà fa place du fucre blanc en poudre, que lontape bien : on recouvre le tout avec de lar-gile détrempée & claire. Leau de largile fefiltre à travers le fucre, & entraîne une por»tion deau-mère du fucre qui sécoule par letrou des formes, & eft reçue dans de nou-veaux pots. On la nomme firop fin , parcequelle eft plus pure que le premier. On remetune fécondé couche dargile lorfque la pre-

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