d’Hist. Nat. et de Chimie. 17des grand» rapports entre les végétaux & les ani-maux, font fufceptibles d’éprouver des altéra-tions qui donnent naiflance à des maladies. Cesmaladies qui dépendent le plus fouvent ou del’abondance ou du défaut de la sève, aufli-bienque de fes mauvaifes qualités, ont beaucoupd’analogie avec celles des animaux ; leurs caufes,leurs fymptômes, leur curation , tiennent abfo-lument aux grands principes de la médecine,& forment une partie de l’agriculture, peu avan-cée , il efl vrai, mais fufceptible de beaucoupde progrès lorfqu’on la fuivra fur le plan indi-qué par plufieurs agriculteurs célèbres.
CHAPITRE III.
I
Des Sucs & des Extraits .
Les humeurs des végétaux font de deux |claffes, les fucs communs & les fucs propres.Les premiers conftituent la sève qui fe trouvedans toutes les plantes. Ce fluide paroît fairela fonétion de fang dans les végétaux. Il efl con-tenu dans les vaiiïèaux communs ; il coule na-turellement de leur furface ; on l’extrait plusabondamment par l’incifion. La sève n’eft pointTome Iy. B