Ê L £ M E N S
font néceflaires dans le plus grand nombre déplantes. On a trouvé, d’après les travaux du cé-lèbre Linnæus, une analogie marquée entre lesorganes deilinés à cette fonétion dans ces deuxclaffes d’êtres organiques. Les étamines répon-dent à ceux du mâle, & le piflil eft compoféde trois parties analogues à'celles des partiesgénitales des femelles des animaux. L’embryonfe développe par Paétion de la pouffière fécon-dante , fans laquelle il n’eft pas fufceptible dereproduire un nouvel individu , ainfi qu’onl’obferve tous les jours dans les oifeaux. Maisoutre cette analogie qu’il feroit inutile de pour-fuivre plus loin, les végétaux étant d’une ftruc-ture beaucoup plus fimple que les animaux, &toutes leurs parties étant compofées des mêmesorganes, chacune d’elles eft capable de produireun nouvel individu femblable à celui à qui elleappartenoit. Telle eft la raifon de la reproduc-tion des plantes par le moyen des cayeux, desdrageons , des boutures, des marcottes, ainftque de l’altération des fluides par l’opération dela greffe, foit naturelle, foit artificielle.C’eften-core une nouvelle analogie entre les végétaux 8ccette clafle d’animaux qui fe reproduifent parboutures, comme les polypes, les infeâes crus-tacés, quelques vers, &c.
Toutes les fondions dont l’enfemble conftitue
des