d’Hxst. Nat. et de Chimie, iy
palier la lumière , ou même vers le côté le plusrapproché de ce fluide par fon peu depaifleur?ou bien cette apparence de fenfibilité ne doit-elle être regardée que comme l’efFet de la forced’affinité, de la tendance à la combinaifon qu’ily a entre les végétaux & la lumière? Il eft biendémontré que ce fluide développe dans les plan-tes, foit par lapercuffion, foit par la combi-naifon, la couleur, la faveur, la propriété com-buflible ; puifque les plantes élevées à l’ombrefont blanches, fades, aqueufes, & ne contien-nent rien d’inflammable ; tandis que les végétauxexpofés dans les climats brûlans du midi, auxrayons du foleil, deviennent très-colorés, chargésde parties amères & réfineufes, & éminemmentcombuflibles. Quelque forte que puifle être fup-pofée cette affinité, on ne conçoit pas commentelle ferait capable d’exciter un fi grand mouve-ment dans les branches & dans les feuilles desvégétaux. Il eft donc néceflaire d’admettre unefenfation particulière , un taft bien different, ileft vrai, des fens des animaux , qui fait choifiraux végétaux les lieux les plus éclairés, ou quidonnent le plus d’accès à la lumière.
Les moyens que la nature emploie pour re-produire les efpèces dans les végétaux, ont beau-coup de rapport avec ceux qu’elle a mis en ufagepour les animaux. Les fexes & leur réunion y