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féveux dans les faifons où celte humeur efltrès-abondante, ce qui les éloigne beaucoupdes organes de la refpiration li effentiels & fîconftans dans un grand nombre d’animaux.D’après la théorie de la refpiration que nousavons expofée dans l’hiftoire de l’air, il eft fa-cile d’expliquer pourquoi les végétaux n’ontpoint de chaleur libre fupérieure à celle del’air qui les environné.
On ne peut douter que plufieurs parties desvégétaux ne jouiffent du mouvement. Quel-ques-unes même en ont un fi étendu qu’il eftfenfible à l’œil. Tels font les mouvemens dela fenfitive, des étamines de l’opuntia, de lapariétaire, &c. Ce mouvement femble appar-tenir à la fondion connue dans les animaux fousle nom d’irritabilité, puifqu’il s’exécute par l’ac-tion d’un ftimulus, & qu’il a des organes par-ticuliers , que quelques botanifies ont compa-rés aux fibres tnufculaires. •
Peut-on refufer encore une forte de fenfibi-lité aux plantes, lorfqu’on les voit tourner leursfeuilles & leurs fleurs du côté du foleil, lorfqu’onobferve qu’enfermées dans des caifles de bois vi-trées d’un côté, trouées , ou fimplement plusminces dans une de leurs parois que dans toutesles autres, elles fe portent conftamment vers lecorps tranfparent, ou l’ouverture, qui laiffent