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Tome Quatrieme (1786)
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féveux dans les faifons celte humeur efltrès-abondante, ce qui les éloigne beaucoupdes organes de la refpiration li effentiels &conftans dans un grand nombre danimaux.Daprès la théorie de la refpiration que nousavons expofée dans lhiftoire de lair, il eft fa-cile dexpliquer pourquoi les végétaux nontpoint de chaleur libre fupérieure à celle delair qui les environné.

On ne peut douter que plufieurs parties desvégétaux ne jouiffent du mouvement. Quel-ques-unes même en ont un fi étendu quil eftfenfible à lœil. Tels font les mouvemens dela fenfitive, des étamines de lopuntia, de lapariétaire, &c. Ce mouvement femble appar-tenir à la fondion connue dans les animaux fousle nom dirritabilité, puifquil sexécute par lac-tion dun ftimulus, & quil a des organes par-ticuliers , que quelques botanifies ont compa-rés aux fibres tnufculaires.

Peut-on refufer encore une forte de fenfibi-lité aux plantes, lorfquon les voit tourner leursfeuilles & leurs fleurs du côté du foleil, lorfquonobferve quenfermées dans des caifles de bois vi-trées dun côté, trouées , ou fimplement plusminces dans une de leurs parois que dans toutesles autres, elles fe portent conftamment vers lecorps tranfparent, ou louverture, qui laiffent