Il
d’Hist. Nat. et de Chimie.
& que leur flafe les rend fufceptibles de palierpar l’aéfion de ces agens, à des mouvemensde fermentation qui feuls font capables de lesaltérer.
Le fluide féveux par fon féjour dans les ca-vités des utricules & du tiiïu véficulaire, s’épaifi-fit, prend une confiftance plus ou moins forte.Cette altération le rend fufceptible de fe col-ler aux parois des fibres, d’y adhérer, de fairecorps avec elles , d’en augmenter peu à peules dimenfions. Tel eft le mécanifme de la nu-trition des végétaux, de leur accroiiïement 8cdu développement de toutes leurs parties. Ila beaucoup de rapport avec la nutrition desanimaux. Le tiiïu véficulaire & les utricules ontla même ftructure & les mêmes ufages dansces deux claffes d’êtres organiques. Ils pénè-trent également tous leurs organes ; ils établif-fent entr’eux une communication immédiate,Sc ils font tous les deux le véritable ficge dela nutrition.
Il y a long-tems que les botanifles phyficiensfe font convaincus qu’il fort de la furface desplantes des exhalaifons qui fe répandent dansl’air. L’efprit odorant des feuilles & des fieursforme autour des végétaux une atmofphère quifrappe nos fens, & que le contaél d’un corpsembrafé eft quelquefois capable d’enflammer .