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ElIheks
vement irrégulier à la circulation des animaux.
La sève portée dans les utricules & de-làdans les vaiffeaux propres, y efl élaborée d’unemanière particulière. Elle y donne naiffance à *différens fluides, fucrés , huileux, mucilagineuxqui fortent par une excrétion organique, 8cdont l’évacuation femble être un avantage pourle végétal, puifqu’il ne fouffre point de la pertefouvent confidérable qui s’en fait. Cette altéra-tion des fluides que l’on obferve encore d’unemanière marquée dans plufieurs organes, commedans les neétaires, à l’extrémité du piftil, dansla pulpe des fruits, à la bafe des calices &de plufieurs feuilles , appartient entièrement àla fonélion qui , dans les animaux , porte lenom de fecrétion. Guettard a pouffé cette ana-logie jufqu’à décrire des glandes de plufieursformes différentes à la bafe des feuilles des ar-bres fruitiers, vers l’onglet des pétales de cer-taines fleurs. C’efl cette fecrétion qui dévelop-pe le principe odorant, la matière colorante,la fubftance combuflible, &c. Mais elle diffèrede la fecrétion animale, en ce que celle-ci eflentièrement due à l’organifation des glandesqui élaborent les fluides animaux ; tandis quedans les végétaux, les fucs chariés par les vaif-feaux communs, font plus expofés au contactde l’air, de la lumière, à l’aétion de la chaleur ,