Il
E L Ê M E N Scomme on l’a obfervé pour la fraxinelle. Cettaefpèce d’exhalaifon paroît être un gaz inflam-mable d’une nature particulière. Une malheu-reufe expérience avoit encore appris que plu-' fleurs végétaux exhalent des vapeurs mortellespour les animaux qui y font expofés. Tels fontle noyer, l’if & phifieurs arbres des pays chauds.Les travaux de M. Ingen-housz lui ont fait dé-couvrir que les feuilles de toutes les plantesexpofées au foleil & à la lumière, verfentdansPatmofphère un fluide invifible, un air vital fem-blable à celui qu’on retire des chaux de mer-cure, &c. L’ombre change entièrement cettepropriété des feuilles, qui ne donnent plus quede l’acide craieux lorfqu’elles font privées ducontad de la lumière. Cette belle découverteannoncée d’abord par M. Prieflley, démontredans les végétaux une nouvelle propriété, cellede purifier & de renouveller l’air en lui ren-dant cette portion de fluide vivifiant, fans celfedétruit par la combuflion, la refpiration , &c.Mais fi les végétaux répandent fans celle desfluides vaporeux qui ne font que le dernier tra-vail de la végétation, ils ont aulîi la propriétéd abforber plufieurs des principes contenus dans1 atmofphère. La face inférieure des feuilles ab-forbe l’humidité portée par la rofée, fuivantles expériences de Bonnet. Les recherches de