2%S T II O U S S E-G ALANÏ.adoucilîante , parce que l’irritation cft figrande , que tout ce qui a la plus petiteâcreté nuiroit. Ainfi on donnera continuel-lement au malade , en boiffon & en lave-ment, ou de l’eau d’orge , ou des laits d’a-mandes ou de l’eau avec une huitième par-tie de lait, remede qui m’a très-bien réulli;ou une très-légere tifane de pain, qui fe faiten cuifant une livre de pain rôti, avec troisou quatre pots d’eau pendant une demi-heu-re; l’on préfère le pain d’avoine. L’on grilleauffi avec fuccès du feigle qu’on pile , &dont on fait une légère tifane.
Un bouillon très-foible fait avec un pou-let , ou une livre de maigre de veau cuitspendant une heure, avec trois pots d’eau,efi très-bon dans ce cas. L’on emploie avecfuccès le petit-lait ; & dans les endroits oùl’on peut en avoir, le lait de beurre (la battue)eft la meilleure de toutes les boiflons; maisquel que foit celui de ces remedes qu’on pré-férera, il faut néceffairement en donner unegrande quantité, & les lavements doiventêtre appliqués de deux en deux heures.
z°. Si le malade étoit robufte & fanguin ,que le pouls fût fort dans les commence-ments, & les douleurs extrêmement violen-tes , une ou deux faignées, faites d’abord,diminuent la violence du mal, & donnentplus de loifir pour les autres remedes. J’aivu les vomiffements finir prcfque entière-ment après la première faignée.
La furie du mal s’arrête un peu au boutde cinq ou fix heures; mais il ne faut point,