T R 0 U S S E-G A I A N T. 2.S7pendant ce calme, Fe relâcher pour les re-mèdes ; car il revient bientôt après avec beau-coup de force, & ce retour ne change rienau traitement.
3 0 . Ordinairement le bain tiede foulagependant qu’on eft dedans ; mais les douleursreviennent fou vent bientôt après qu’on eneft forti, ce qui n’eft point une raifon pourle négliger, d’autant plus que quelquefois ilprocure un foulagement plus long. On doity tenir le malade long-temps, & profiter dece temps pour lui faire prendre fept ou huitverres du remede N°. 32, ce qui m’a très-bien réufli. Les vomiffements s’arrêtèrent,& au fortir du bain le malade eut pîufieursLelles prodigieufes, qui diminuèrent confi-dérablement la force du mal.
4 0 . Si l’on fe laifl’e effrayer par la quan-tité des évacuations, & qu’on veuille lesarrêter trop tôt par de la thériaque, de l’eaude menthe, du fyrop de pavot blanc, del’opium , du mithridate, il arrive de deuxchofes l’une : ou l’on aigrit le mal, commeje l’ai vu arriver; ou, fi l’on réuflït à ar-rêter les évacuations, on jette le maladedans un état plus dangereux. J’ai été obligéde donner un purgatif, qui rappellât lesévacuations , à un homme qu’un remedecompofé de thériaque , de mithridate &d’huile, avoit jette dans une fievre violen-te , accompagnée d’un délire furieux. L’onne doit employer ce remede que quand lapetiteffe du pouls, l’affoibliffement confi-dérable * les crampes violentes & conti-