T R O U S S E-G A L A N T. 28$ 'les, ou parles vomiffements ; & quand unede ces évacuations a commencé, Vautre fuitde bien près. Les matières font jaunes, ver-tes , brunes, blanches, noires ; les douleursfortes dans le bas-ventre ; le pouls, prefquetoujours fiévreux, eft quelquefois fort dansle commencement, mais il ne tarde pas des’afFoiblir par la prodigieufe évacuation quife fait. Il y a des malades qui ont jufqu’àcent Telles dans quelques heures ; ils maigrif-fent à vue, 6 c , au bout de trois ou quatreheures, fi le mal eft violent, ils font mé-connoifîables. Dès qu’il y a eu beaucoup d’é-vacuations, on eft fatigué par des crampesdans les jambes, dans les cuiftès, dans lesbras, qui font aufli douloureufes que le maldu ventre. Quand le mal ne peut point êtreadouci, le hoquet, les convulfions, le froiddes extrémités furviennent, les défaillancesfe fuccedent continuellement, une tue le ma-lade , ou il meurt dans les convulfions.
§. 32a. Cette jnaladie, qui dépend tou-jours d’une bile devenue exceflivement âcre,a lieu ordinairement à la fin du mois de Juil-let & dans le mois d’Août ; fur-tout s’il afait de grandes chaleurs , & s’il n’y a paseu des fruits d’été dont l’ufage tempere l’â-creté putrefeente de la bile.
§. 3 2 3* Quelque violente que foit cettemaladie, elle eft moins dangereufe, & mêmemoins cruelle que la précédente; beaucoupde gens en guérifîent.
L’on doit x°. chercher à noyer cette bileâcre-par des torrents de la boifîon la plus