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Tome premier (1780)
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284
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284 M I S É R É u ides inteftins eft une chimere impofîible ;comment fe noueroicnt-ils , puifque lunede leurs extrémités eft continue à leftomac,& lautre indifïolublement liée à la peaudes feffes? Mais cette maladie dépend dungrand nombre de caufes quon a découver-tes en ouvrant les cadavres de ceux qui enfont morts; fage méthode extrêmement pro-pre à enrichir & à perfe&ionner la méde-cine, quil feroit à propos quon pratiquâtplus généralement, & dont, bien-loin de lefaire une peine, on devroit fe faire un de-voir, parce que cen eft un que de contri-buer à perfedionner une fcience à laquellele bonheur des hommes eft attaché. Je nedétaillerai point cescaufes, mais quelles quel-les foient, lufage davaler des balles eft tou-jours pernicieux, & celui davaler du mer-cure left fouvent, lun & lautre de ces re-mèdes peuvent aggraver la maladie, & met-tre un obftacle infurmontable a la guérifon.

Il y a un miféréré , qui eft un accidentdes hernies dont je parlerai ailleurs.

Trouffc-galant.

§.311. Le troupe-galant, ou cholera-mor-bus , eft une évacuation prompte , abon-dante & douloureufe par les vomiflements& par les felles.

Il commence par des vents, des gonfle-ments , de légères douleurs dans le bas-ven-tre, un grand abattement, enfuite il furvientdes évacuations abondantes, ou par les fel-