M I S É R É U É.tiede, on l’y laiffe aufli long-temps qu’ilpeut le foutenir, & on le réitéré plufieursfois par jour.
6 °. Après la faignée , les bains , beau-coup de lavements , les fomentations, 011peut, fi rien n’a réufîi, donner un lave-ment de fumée de tabac , dont il fera re-parlé en traitant des noyés.
J’ai guéri un homme en le faifant entrerdans le bain immédiatement après la fai-gnéc, & en lui donnant un purgatif en en-trant au bain (a).
Si les douleurs diminuent avant que lemalade ait entièrement perdu fes forces, fien même temps le pouls va mieux, fi lesvomifl'ements font moins abondants, fi lesmatières paroiffent moins corrompues , file malade fent quelques remuements dansfon ventre, s’il rend quelques matières parles felles, fi en même temps il fe trouveplus fort, on peut compter fur fa guéri-fon ; mais fans cela il meurt bien vite. Sou-vent , une heure avant la mort, les dou-leurs paroiffent fe calmer, il furvient uneévacuation prodigieufe par les felles, de ma-tière extrêmement fétide, le malade prenddes foibleffes, tombe dans une Tueur froi-de , & meurt.
§. 320. C’eft cette maladie que le peupleattribue à ce que les boyaux font noués,& dans laquelle on fait avaler des balles oude groffes quantités de mercure. Ce nœud
(«) Depuis la publication de cet ouvrage cettemême méthode m’a réufîi fouveut.