a§2. M I S É R È R É.
pagnée du plus grand danger, l’on doit, fansperdre un moment, commencer des remè-des dès qu’on foupçonne le mal ; la plus pe- -tite faute eft mortelle, & l’on a vu les li-queurs chaudes tuer au bout de peu d’heu-res. J’ai été appellé le fécond jour de la ma-ladie pour une jeune perfonne qui avoit prisbeaucoup de thériaque; rien ne put mêmela foulager ; elle mourut au commence-ment du troifieme jour.
§. 319. Le mal doit être traité précifé-ment comme les coliques inflammatoires,
& la feule différence qu’il y a entre ces deuxmaladies, c’eft que dans ce cas il n’y a pointde felles, mais des vomilTements continuels.
Il faut donc i°. faire une très-forte faignée,à moins qu’on ne fût appellé trop tard, &quand le malade a déjà perdu fes forces.
2 0 . Donner des lavements laxatifs, qu’onfait avec une décoffion d’orge, & auxquelson ajoute cinq ou fix onces d’huile.
3°. Chercher à modérer les efforts desvomiffements, en donnant, de deux en deuxheures une cuillerée de la potion N°. 48.
4 0 . Il faut faire boire beaucoup, à très-petites mais très-fréquentes dofès, d’une boif-fon qui calme, délaie, rafraîchiffe, & puiffeen même temps contribuer à rappeller lesfelles & les urines; il n’y a rien de mieuxque le petit-lait préparé N°. 49, fi on peutl’avoir d’abord; finon on donne le petit-lait pur avec du miel, & les boiffons mar-quées §. 298. art. 3.
^°. On met le malade dans un bain d’eau