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Tome premier (1780)
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282
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a§2. M I S É R È R É.

pagnée du plus grand danger, lon doit, fansperdre un moment, commencer des remè-des dès quon foupçonne le mal ; la plus pe- -tite faute eft mortelle, & lon a vu les li-queurs chaudes tuer au bout de peu dheu-res. Jai été appellé le fécond jour de la ma-ladie pour une jeune perfonne qui avoit prisbeaucoup de thériaque; rien ne put mêmela foulager ; elle mourut au commence-ment du troifieme jour.

§. 319. Le mal doit être traité précifé-ment comme les coliques inflammatoires,

& la feule différence quil y a entre ces deuxmaladies, ceft que dans ce cas il ny a pointde felles, mais des vomilTements continuels.

Il faut donc i°. faire une très-forte faignée,à moins quon ne fût appellé trop tard, &quand le malade a déjà perdu fes forces.

2 0 . Donner des lavements laxatifs, quonfait avec une décoffion dorge, & auxquelson ajoute cinq ou fix onces dhuile.

3°. Chercher à modérer les efforts desvomiffements, en donnant, de deux en deuxheures une cuillerée de la potion N°. 48.

4 0 . Il faut faire boire beaucoup, à très-petites mais très-fréquentes dofès, dune boif-fon qui calme, délaie, rafraîchiffe, & puiffeen même temps contribuer à rappeller lesfelles & les urines; il ny a rien de mieuxque le petit-lait préparé N°. 49, fi on peutlavoir dabord; finon on donne le petit-lait pur avec du miel, & les boiffons mar-quées §. 298. art. 3.

^°. On met le malade dans un bain deau