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Tome premier (1780)
Entstehung
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281
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M i s i R é r É. iSiqui fait le tour du ventre comme une cor-de; on entend des vents, il en fort quel-ques-uns par-defl'us, ils font fuivis denviede vomir; bientôt il furvient quelques vo-miffements qui vont en augmentant jufquàce que le malade rende tout ce quil prend,avec un furcroît de douleurs inouies. Il nerend dabord que les derniers aliments, quel-ques matières jaunes, les boiffons, mais en-fuite les matières deviennent puantes , fé-tides , & quand le mal eft très-avancé, ellesont une odeur quon appelle dexcréments,mais qui reffemble plutôt à celle de cada-vre corrompu. Quelquefois auITi, fi lon apris des lavements qui euffent une odeurforte, on la retrouve dans ce quon vomit;mais je nai jamais vu vomir ni de vraisexcréments, ni la matière des lavements,ni moins encore des fuppofitoires introduitspar le fondement. Sil faut croire que celaeft arrivé, il eft bien difficile de compren-dre comment. Pendant tout ce temps-lk ilny a pas une feule Pelle, le ventre fe tend,les urines quelquefois font fupprimées, dau-tres fois troubles & puantes. Le pouls, da-bord allez dur, devient vite & petit ; lesforces fe perdent entièrement ; les maladesrêvent; il furvient prefque toujours un ho-quet, & quelquefois des convulfions géné-rales; les extrémités fe refroidiffent, le poulsfe perd, les douleurs & les vomiffementsceffent, & le malade meurt très -promp-tement.

§. 318. Comme cette maladie eft accom-