280 Coliques.aifé de leur faire beaucoup de mal, & quêleurs maux font de ceux qui exigent le plusde connoilfances & de prudence dans ceuxqui les traitent.
CHAPITRE XXII.
Du Mlfitéré , ou Paffîon iliaque; & du Cho-iera- rnorbus , ou Troujfe-galant.
316. C^ES maladies emportent plu-ïieurs perfonnes, dans les campagnes, fansqu’on fâche fouvent de quoi elles font mor-tes ; & la fuperftition attribue leur mort auxpoifons donnés , ou aux fortileges.
§. 317. Le miférété eft la maladie la pluscruelle. Si les inteftins fe ferment dans quel-que endroit, par quelque caufe que ce foit,tous les aliments font arrête's , & alors ilarrive fouvent que ce mouvement conti-nuel qu’on remarque dans les boyaux, pourpouffer tout vers le fondement, fe fait dansun fens contraire , & pouffe tout vers labouche.
Le mal commence quelquefois après quel-ques jours de conftipation , d’autres fois ,fans qu’elle ait précédé, par des douleursdans quelque partie du ventre, fur-tout au-tour du nombril, qui augmentant peu-à-peu, deviennent enfin très-violentes, & enmême temps le malade a de l’angoiffe; l’onfent, chez quelques-uns, une tumeur dure