Druckschrift 
Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
278
Einzelbild herunterladen
 

278 Coliques.

& en faifant boire beaucoup de thé légerde camomille ou de fureau.

La guérifon fera encore plus prompte Gle malade fe met au lit, & peut un peu fuer,fur-tout aux jambes. Si les douleurs étoienttrès-fortes, on donneroit des lavements.

Une femme sétant trempé les jambes dansune fource afîez fraîche, après avoir mar-ché au gros de lété, fut dabord attaquéedune colique très-violente. On lui donnades chofes chaudes, le mal empira; on lapurgea, le mal empira davantage, on map-pella le troifieme jour, peu dheures avantfa mort.

Il faut, dans ces cas, G la douleur eflexceffive, & le malade dun bon tempéra-ment , faigner, donner un lavement deautiede, tenir les jambes plufieurs heures-*dabord h la vapeur de leau chaude , en-fuite dans leau tiede ; boire abondammentdes fleurs de tilleul avec un peu de lait; don-ner enfuite un grain dopium; &, fi le malne cédoit pas, appliquer aux jambes des-ficatoires, dont jai vu de grands effets.

§. 313. On voit, par ce chapitre, quilfaut être extrêmement en garde contre leschofes chaudes & fpiritueufes dans les co-liques, & que ces remedes peuvent non-feu-lement les empirer, mais même les rendremortelles. Lon ne doit donc jamais en don-ner , & quand on ne fait pas démêler lacaufe de la colique, je confeille de sen te-nir aux trois fecours fuivants, qui ne peu-vent nuire a aucune efpece, & peuvent gut-