Coliques. 277particulier, elle fe diflipe par les remedesqui diffipent la colique principale. '
Quelquefois elle elt feule, & elle dépendd’aliments ou de boiffons qui renfermentbeaucoup d’air, comme le moût, la biere,quelques fruits, quelques jardinages. On laguérit par des lavements, en frottant le ven-tre avec des linges chauds, en buvant quel-que boiffon un peu aromatique , & fur-toutdu thé de camomille, auquel on peut join-dre un peu de confeétion ou même de thé-riaque. Quand les douleurs ont prefque fini,fi l’on n’a ni chaleur ni fievre, & fi l’onfent l’eftomac affoibli, on peut; alors , maisc’eft prefque le feul cas de colique où onle puifiè , donner un peu de vin aromati-que , ou un peu de quelque liqueur iloma-chique.
§. 3ii. Quand on eft fujet à de fréquen-tes douleurs de coliques, c’eft une preuveque les digeftions ne fe font pas bien , & l’ondoit y remédier, fans quoi la fanté fe dé-range, & l’on tombe dans des maux fâcheux.
Coliques après le froid,
§. 312. Quand on a eu très-froid, fur-tout aux pieds, l’on eft quelquefois atta-qué, peu d’heures après, de violentes co-liques, dans lefquelles les remedes chauds &fpiritueux font très-nuifibles , mais qui feguérifîent aifément en frottant les jambesavec des linges chauds, en les trempant en-fuite dans l’eau tiede pendant long-temps ,