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Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
276
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v ](, Coliques.

Colique venteufe.

§. 309. Tous nos aliments, & toutes nosboiffons contiennent beaucoup dair , pluscependant les uns que les autres ; sils nele digèrent pas alliez vite, ou II la digeftionen eft mauvaife , ce qui fait quil le dé-veloppe plus de cet air, sils en contien-nent une très-grande quantité, ou II lesin-teftins , fe ferrant dans quelque point deleur longueur , empêchent que cet air nefe diftribue également, ce qui fait quil senamafle beaucoup dans quelques endroits ,alors leftomac & les boyaux font tenduspar ees vents, & cette tenllon produit desdouleurs quon appelle colique venteufe.

Cette efpece fe trouve alfez rarement feu-le ; mais elle fe joint fouvent aux autresefpeces dont elle eft l'effet, & fur-tout hla précédente, & elle contribue beaucoupà en augmenter les fymptomes. On la con-noît par les caufes qui ont précédé, parcequil ny a ni fievre, ni chaleur, ni altéra-tion , parce que le ventre eft gros fansdureté , quil eft inégalement gros ; parcequil fe forme des poches de vents, tantôtdans un endroit, tantôt dans un autre; parcequen frottant le ventre du malade, on faitremuer les vents, ce qui le foulage, & que,quand il en rend par-deffus ou par-deffous ,il eft encore plus foulage.

§. 31Q. Quand elle eft jointe à une au-tre , elle ne demande point de traitement