Coliques. 17 %rir le malade; les arrêter, c’eft ôter la plan-che à celui qui fe noie; & fi l’on réuffit,on le jette dans quelques fievres putrides,ou dans quelque maladie de langueur , amoins que la nature, plus fage, ne furmonteles obftacles qu’on lui oppofe, & ne re-nouvelle les évacuations au bout de quel-ques jours.
308. Quelquefois l’on a une indigef-tion , fans douleurs de colique bien fenfi-ble, mais avec de violents efforts pour vo-mir , une angoiffe inexprimable , des dé-faillances, des fueurs froides; Couvent mêmele mal ne s’annonce que par une défaillancequi faifit le malade tout-à-coup ; il perdl’ufage de tous fes fens, le vifage eft pâle,défait, il a quelques hoquets plutôt que desefforts pour vomir ; ce qui, joint à la pe-titefle du pouls, à ce que la refpirationn’eft pas embarraffée, à ce que le mal aattaqué après un repas, à ce que l’on fentl’eftomac tendu, fait diftinguer ce mal d’unevéritable apoplexie. Quand il eft parvenu àce degré, il tue quelquefois en peu d’heu-res. Il faut commencer par donner un la-vement âcre, avec du fel & du favon; en-fuite on fait avaler autant qu’il* eft poffibled’eau falée, & fi cela eft inutile, on faitfondre la poudre N°. 34 dans trois taffesd’eau , dont on donne d’abord la moitié ;& le refte, au bout d’un quart d’heure, fielle n’opere pas. Ordinairement la connoif-fance commence à revenir, d’abord que lemalade a commencé à vomir.
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