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Tome premier (1780)
Entstehung
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275
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Coliques. 17 %rir le malade; les arrêter, ceft ôter la plan-che à celui qui fe noie; & fi lon réuffit,on le jette dans quelques fievres putrides,ou dans quelque maladie de langueur , amoins que la nature, plus fage, ne furmonteles obftacles quon lui oppofe, & ne re-nouvelle les évacuations au bout de quel-ques jours.

308. Quelquefois lon a une indigef-tion , fans douleurs de colique bien fenfi-ble, mais avec de violents efforts pour vo-mir , une angoiffe inexprimable , des dé-faillances, des fueurs froides; Couvent mêmele mal ne sannonce que par une défaillancequi faifit le malade tout-à-coup ; il perdlufage de tous fes fens, le vifage eft pâle,défait, il a quelques hoquets plutôt que desefforts pour vomir ; ce qui, joint à la pe-titefle du pouls, à ce que la refpirationneft pas embarraffée, à ce que le mal aattaqué après un repas, à ce que lon fentleftomac tendu, fait diftinguer ce mal dunevéritable apoplexie. Quand il eft parvenu àce degré, il tue quelquefois en peu dheu-res. Il faut commencer par donner un la-vement âcre, avec du fel & du favon; en-fuite on fait avaler autant quil* eft poffibledeau falée, & fi cela eft inutile, on faitfondre la poudre N°. 34 dans trois taffesdeau , dont on donne dabord la moitié ;& le refte, au bout dun quart dheure, fielle nopere pas. Ordinairement la connoif-fance commence à revenir, dabord que lemalade a commencé à vomir.

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