Druckschrift 
Tome premier (1780)
Entstehung
Seite
274
Einzelbild herunterladen
 

174 Colique s.

la mélifle, il importe peu quelles, poufvuquon boive beaucoup. Alors les matièressévacuent, ou par les vomifiements, onpar une diarrhée abondante; & plus cesévacuations font promptes & copieufes, plu-tôt le malade eft loulagé.

Si le ventre elt fort rempli, & quil ne fefafle pas de débouchement, il faut donnerdes lavements avec de leau tiede & du fel.

Lon aide aulli le dégagement des matiè-res , en faifant frotter fortement le ventreavec des linges chauds.

Quelquefois les matières nuifent moinspar leur quantité que par leux qualité; alorsle mal fe difTipe fans évacuation , quandcette matière irritante eft noyée dans beau-coup deau. Si les douleurs commencent parleftomac, elles deviennent moins vives, &le malade eft moins angoifle, dès que lesmatières ont pafle dans les boyaux, qui fontmoins fenfiblcs. *

Après les évacuations abondantes & laeeftation des douleurs, il refte fouvent àla bouche un goût dœufs pourris, quondiflipe en donnant quelques prifes de la pou-dre N°. 2,4, & beaucoup deau fraîche.

Leflentiel, ceft de ne prendre aucunenourriture quon ne foit parfaitement bien.

§. 307. Lon a la fureur de donner da-bord de la confeûion, de la thériaque, deleau danis, de celle de genievre, du vinrouge, pour arrêter les évacuations; maisil ny a pas de pratique plus funefte ; cesévacuations font la feule chofe qui peut gué-