Coliques. 2.73
tant le grand ufage des viandes, les cho-fes chaudes, les graiffes, & le lait; & enprenant fouvent du petit-lait, il faut aufïiquelquefois avoir recours aux eaux minéra-les purgatives.
Coliques cTindigeftions. Indigefliom.
§. 305. J’appelle de ce nom tontes les co-liques qui font produites, ou par trop d’a-liments pris à la fois, ou par des amas faitsà la longue, chez les perfonnes qui ne di-gèrent pas parfaitement, ou par des mélan-ges nuifibles, comme des aigres & du lait,ou par des aliments mal-fains en eux-mê-mes, ou mal conditionnés.
On connoît cette efpece par ce qui a pré-cédé, par des douleurs qui font accompa-gnées de beaucoup de mal-aife, qui vien-nent peu-à-peu, qui ne font pas aufïi fixesque dans les efpeces précédentes, qui fontfans fievre , fans chaleur , fans altération ,mais accompagnées de tournoiements de tê-te, d’efforts pour vomir , de pâleur plutôtque de rougeur,
§. 306. Elles ne font jamais dangereu-fes, à moins qu’on ne les rende telles pardes foins mal entendus ; il n’y a qu’unefeule chofe à faire, c’eft d’aider les évacua-tions par beaucoup de boiffon tiede 3 il y ena plufieurs également bonnes, comme l’eautiede ou pure , ou un peu fncrée , ou unpeu falée, du thé de camomille peu char-gé, celui de fureaudu thé ordinaire, de
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