2 $Z Érésipelles.
fait fondre pour tout le jour dans une grandequantité de boiffon. L’on peut aufli met-tre le nitre en bol, avec de la conferve defureau. Ces remsdes entretiennent la libertédu ventre, 6e augmentent les urines 6e latranfpiration.
§. 280. Quand le mal eft plus grave,fi la fievre eft très-forte , 6e le pouls enmeme temps fort, ou dur, il faut faireune faignée, mais dans cette maladie , ilne faut jamais la faire aufiTi abondante quedans les maladies véritablement inflamma-toires; il vaut mieux, fuppofé qu’on n’aitpas tiré afTez de fang, en faire enfuite unefécondé, 6c même une troifieme, fi la fie-vre efl forte, comme cela arrive très-fou-vent; elle eft même quelquefois d’une vio-lence qui la rend extrêmement dangereufe,& dans des cas de cette efpece, la naturea quelquefois fauvé les malades en excitantdes hémorrhagies de quatre ou cinq livres:6c un Médecin éclairé 6c prudent peut pren-dre fur lui de l’imiter, mais je n’ofe pasdonner ce confeil à la claffe des Médecinspour laquelle j’écris; 6c il eft plus fur poureux de multiplier les faignées dans ce casque d’en faire une trop forte. Ces fievreséréfipellateufes font fouvent l’effet d’un longéchauffement.
Après la faignée, on met au régime ; ondonne des lavements jufqu’à ce que la fie-vre ait diminué fenfiblement, ôc l’on faitboire abondamment de la tifane d’orge,N°. J.